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Le harcèlement, on en parle beaucoup dans les médias mais sur le terrain, le phénomène reste souvent mal identifié. La situation s’est aggravée avec  la manipulation des nouvelles technologies pas toujours utilisées à bon escient et qui ont engendré de fait, le cyberharcèlement.

Face à cette nouvelle violence qui touche beaucoup de jeunes, Mme Veneau, coordonnatrice de vie scolaire au lycée Général et Technologique, a souhaité sensibiliser les élèves de 2nde sur cette thématique. Elle a donc en début d’année scolaire constitué un groupe de travail composé d’étudiants de BTS SP3S, Noura, Naouel, Morgane, Anaïs, Wadi et Dorine. C’est dans un souci de transversalité que ces jeunes de BTS se sont impliqués dans la co-organisation qui fait partie des actions professionnelles obligatoires de leur cursus.

Ainsi, ce travail en amont, a abouti le mardi 27 mars à une journée entièrement consacrée à l’information, à la prévention et au débat. Deux intervenants ont été invités à participer et à animer en apportant leurs compétences et leur expertise : M Koronkiewicz, représentant la Gendarmerie Nationale, pour tout ce qui relève de la définition, du recours, de la protection juridique et de la cybercriminalité et Mme Saltel, psychologue référente pour le Centre Scolaire Notre-Dame. Chacun est convenu que le harcèlement n’est pas une fatalité et qu’il doit être dénoncé pour mieux le combattre.

Après chaque intervention de M Koronkiewicz, deux ateliers interactifs ont été proposés à la fois par les étudiants, par Mme Veneau et par Mme Saltel : l’un axé sur des jeux de rôles et des mises en situations concrètes (théâtre forum), l’autre plus volontiers présenté comme une enquête. Par l’intermédiaire de ces activités ludiques et interactives, les animateurs ont ainsi pu insister sur les différentes formes de harcèlement, sur le profil type des victimes et sur les signes qui peuvent alerter.

Le rôle des adultes (parents, amis, enseignants, personnels d’éducation) est essentiel. Les équipes éducatives doivent être particulièrement vigilantes par rapport à des  phénomènes sectaires et d’exclusion. Ils sont souvent les premiers confrontés aux signaux d’alerte. La lutte contre le harcèlement doit être une priorité en milieu scolaire ; tout doit être mis en place pour remédier à ce mode relationnel complètement destructeur.

Pour le Centre Scolaire Notre-Dame, tout passe par une manière de concevoir le vivre-ensemble en lien avec le projet d’Etablissement qui garantit un environnement agréable et serein, favorable à l’épanouissement, au travail et à la réussite de chaque élève en symbiose avec les valeurs qui sont les siennes. Les élèves impliqués ont trouvé des éléments de réflexion pertinents sur les dangers bien réels auxquels ils peuvent être exposés et se sont particulièrement investis sans doute aussi parce que le sujet colle à l’actualité mais aussi grâce à la forme qui avait été choisie par les organisateurs.